samedi, 04 octobre 2008
Une création au TNS : « Et pourtant ce silence ne pouvait être vide »

Une pièce de Jean Magnan,
dans une mise en scène de Michel Cerda,
avec Anne Alvaro, Celia Catalifo, Catherine Mouchet, et Marie Rémond
Le 2 février 1933, au Mans, la femme et la fille d’un avoué à la retraite sont assassinées par leurs deux bonnes qui leur arrachent vivantes les yeux. Au procès, la cadette des soeurs Papin déclarera simplement : « on ne se parlait pas… » Et pourtant ce silence ne pouvait être vide…
Écrite en 1978, cette pièce n’est pas sans rappeler celle de Genet inspirée du même fait divers ; mais au geste prémédité, répété et sacralisé des Bonnes, Magnan préfère le surgissement du crime au cœur d’un quotidien vide de pensée et que les personnages comblent d’actions insignifiantes et de paroles «pour ne rien dire». Cependant, des ellipses et des anachronismes bousculent l’hyperréalisme apparent des situations et intensifient la part mystérieuse de ces femmes elles-mêmes porteuses de secrets et d’énigmes. Michel Cerda nous immergera dans ce labyrinthe social et psychiatrique, parfois comique, où les silences et les ombres tentent de camoufler la violence sourde de l’insurrection.
Pour représenter les enjeux de ces deux duos de bonnes et de patronnes, interdépendants l’un de l’autre, et pour éviter de les enfermer dans les archétypes sociaux, les quatre comédiennes s’échangeront les rôles selon les soirs au fil des représentations : un jour Bonnes, le lendemain Patronnes…
L'auteur...
Jean Magnan est né en 1939 à Alger et y vécut. Il arrive en France en 1959. Après des études à L'Institut d'études politiques à Paris (1959-1962), il entre au conservatoire national d'Art Dramatique (1962-1965) et entame une carrière d'acteur et de metteur en scène qu'il poursuivra tout au long de sa vie.
En 1975, il fait la connaissance du metteur en scène Robert Gironès, dont il devient le dramaturge au Théâtre de la reprise, Centre dramatique national de Lyon. Au gré de cette collaboration, Jean Magnan dramaturge devient auteur dramatique. En 1978, il écrit "Et pourtant ce silence ne pouvait être vide", pièce inspirée du même fait divers que "Les Bonnes" de Jean Genet (publié aux éditions Théâtrales en 1986). Cette pièce sera créée l'année suivante par le théâtre de la Reprise, à Lyon.
En 1979, il écrit "Entendu des soupirs" (éditions Jean-Claude Lattès) que Robert Gironès met en scène au théâtre de la Commune d'Aubervilliers, en 1980. Cette même année, il écrit, suite à un travail avec des élèves de l'école du Théâtre National de Strasbourg "La Vie et la Mort de Christopher Marlowe", dramaturge élisabéthain, pièce qu'il retravaillera en lui donnant le titre "L'Homme défait".
En 1983, il écrit, pour Philippe Crubézy et Anne Torrès, "Un peu de temps à l'état pur".
L'écriture de "Algérie 54-62" est datée de 1983 mais le projet est bien antérieur. Jean Magnan et Robert Gironès avaient pour objet de monter "Les Sept contre Thèbes" d'Eschyle, tragédie exemplaire du théâtre de l'histoire. L'idée leur est venue de parler de leur guerre. Donc, l'Algérie, où Robert Gironès avait été soldat et où Jean Magnan avait vécu sans jamais, disait-il, connaître le fait d'armes. La pièce aurait dû comporter un second et un troisième volet ; en effet, les références historiques qu'elle comporte ne recouvrent que la période de 1954 à 1958. Mais Jean Magnan est mort assassiné en 1983 sans avoir pu l'achever.
Voir aussi sur le site du théâtre de la Colline.
Le metteur en scène...
Michel Cerda met en scène des pièces depuis 1986, date à laquelle il monte "Tandis que j’agonise" de W. Faulkner. Son répertoire est large, il met aussi bien en scène en 1987 "Kleist ou la mort d’un poète" – correspondance de Kleist -, en 1989 "La Double inconstance" de Marivaux, en 1991 "Mademoiselle Rose ou le langage des fleurs" de Lorca. Il privilégie dans son parcours les écritures contemporaines et monte en 1995 "Nuit bleue au coeur de l’Ouest" de James Stock.
Durant sa résidence au Théâtre Gérard Philipe (Saint André les Vergers/Troyes) en région Champagne Ardenne, il s’intéresse tout particulièrement aux auteurs comme Serge Valletti, Eugène Durif, et Noëlle Renaude dont il monte les textes. En 1999, il crée le spectacle "La Douce Léna" texte de Gertrude Stein. En 2000 il met en scène le texte de François Morel "Les Habits du dimanche". En 2002, pour continuer son travail sur les auteurs contemporains, il crée le spectacle "Maison du peuple" texte de Eugène Durif au Théâtre du Muselet, partenaire de la compagnie.
Il diversifie en tant que metteur en scène ses collaborations artistiques en travaillant avec la compagnie de cirque Baro d’Evel sur le spectacle "Bechtout", avec Sylvie Louche, artiste Lyrique pour le cabaret lyrique "Embrasse-moi beaucoup" et avec la structure Opening Night sur le texte "Monstre(s)" de Yann Allegret, "À coups de Bec" avec la compagnie Nushka. Sur la saison 2004/ 2005 il participe à la manifestation «Festivalletti» où il présente deux textes de Serge Valletti à la MC2 de Grenoble puis au Théâtre 71 de Malakoff. Il met en scène également l’actrice Ariane Ascaride dans un texte intitulé "Pour Bobby" écrit par Serge Valletti, ce spectacle a été créé en novembre 2004 à la MC2 de Grenoble puis repris au théâtre de l’Est Parisien en décembre 2004. Il s’intéresse également à la formation de l’acteur et intervient notamment au TNS, au Centre National des Arts du Cirque à Châlons-en-Champagne et à la Femis.
Source : theatre-contemporain.net
Scénographie : Mathieu Dupuy
Assistant à la mise en scène : Matthieu Roy
Costumes : Odile Hautemulle
Lumières : Marie-Christine Soma
Son : Francine Ferrer
Production : Théâtre National de Strasbourg et Compagnie Le Vardaman
Coproduction : Comédie de Saint-Étienne et Forum du Blanc-Mesnil
Avec le soutien de la DRAC d’Ile-de-France et du Conseil Général de Seine-Saint-Denis
Voir aussi sur le site du TNS
12:21 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 15 juillet 2008
Eté cour, été jardin aux TAPS
Le Théâtre pour le jeune public Taps Gare à 14h30* et 17h
Mardi 15 juillet : Le Pont cassé (Cie Amalthée) - à partir de 7 ans
Mardi 22 juillet : Ce(ux) que j’emporte avec moi (Cie du Coin qui tourne) - à partir de 8 ans
Mardi 29 juillet : Point de suspension (Cie es Imaginoires) - à partir de 3 ans
Mardi 5 août : Inventaire (Cie itinéraires) - à partir de 8 ans
Mardi 12 août : Un Rien bleu (Cie Les Arts Pitres) - à partir de 8 ans
Mardi 19 août : Derrière la porte (La S.O.U.P.E. Cie) - à partir de 4 ans
Les Musicales du Scala Taps Scala à 20h30
Mardi 15 juillet : Gilles Marie Buscot et ses musiciens Chansons françaises
Mardi 22 juillet : Berlin, Paris, New-York ! Un hommage à Kurt Weill Cabaret
Mardi 29 juillet : De ma fenêtre, chansons à voir Théâtre musical
Mardi 5 août : Boya Musique bulgare
Mardi 12 août : ivRim Opened post trad
Mardi 19 août : Jamazar Fusion balkano-latino-jazz
Mardi 26 août : Violons Barbares Musique des Balkans et de Mongolie
Les Mercredis de la Voix Taps Scala à 20h30
Mercredi 16 juillet : Mélodies de Duparc et Fauré, lieder de Strauss et airs d'opéras de Verdi, Puccini et Mascagni
par Véronique Moreau (soprano) et Laure Struber (piano)
Mercredi 23 juillet : Ballade romantique : Schumann, Chopin, Lehàr, Sieczynski
par Anaïs Hirschler (piano) et André Gass (ténor)
Mercredi 30 juillet : De la France à l’Italie, airs et mélodies de Debussy, Bellini, Verdi…
par Elise Efremov (soprano) et Maxime Bravinsky (piano)
Mercredi 6 août : Musique baroque
par Gilles Vandepuits (contre ténor) et Fumiaki Kondo (luth)
Mercredi 13 août : Portraits de femmes, Frauenliebe und Leben de R. Schuman sur des poèmes de A. Chamisso / Mélodies françaises de C. Chaminade, A. Holmès et M. Jaëll, par Marie Virot (mezzo-soprano) et Marie Stoecklé (piano)
Mercredi 20 août : « Rêves », parcours onirique à travers le lied et la mélodie
par Marie-Noële Vidal (contralto) et David Cowan (piano)
Mercredi 27 août : Récital de zarzuela des XIXe et XXe siècles
par Somone Zaug (soprano), Irina Toukaï (piano), Jérome Yerro (Ténor) et Erik de Mautort (baryton)
Les Heures du Conte Taps Gare à 14h30* et 17h
Jeudi 17 juillet : Trésors ! par Nicole Docin-Julin et Jean Lucas - à partir de 7 ans
Jeudi 24 juillet : L’Enfant fleur – par Innocent Yapi, Emeline Hubert, Thierry Boecasse - à partir de 3 ans
Jeudi 31 juillet : Entrons dans la danse – par Colette Uguen et Claude Spenlehauer - à partir de 3 ans
Jeudi 7 août : Matriochkas – par arie-Hélène Wernert et Irina Diebold - à partir de 6 ans
Jeudi 14 août : Eau ficelée et ficelle de fumée et autres contes africains, par Catherine Piron-Paira - à partir de 4 ans
Jeudi 21 août : Fabuleux animaux – par Christine Trautmann et Marie-Claude Carrouge - à partir de 4 ans
Les Lectures Musicales Taps Scala à 20h30
Samedi 19 juillet : Fernando Pessoa
Samedi 26 juillet : Lenz, de Büchner
Samedi 2 août : Histoire de ma vie, de George Sand
Samedi 9 août : Passer l’hiver, d’Olivier Adam
Samedi 23 août : Poèmes d’Andrée Chedid
* Séance de 14h30 réservée aux groupes constitués d’au moins 10 personnes.
Taps Gare, 10 rue du Hohwald (site de la Laiterie) - Taps Scala, 96 route du Polygone (Neudorf). Entrée libre dans la limite des places disponibles. Renseignements et réservation recommandée à la Boutique Culture, 10 place de la Cathédrale à Strasbourg, du mardi au samedi de 12h à 19h, tél. 03 88 23 84 65 – E-mail : boutiqueculture@cus-strasbourg.net
10:15 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 31 mai 2008
CADAVRES EXQUIS au Kafteur
Du 22 au 31 Mai à 20h30. La dernière ce soir...
A recommander !!!
Ces cadavres exquis sont une bonne manière de rire de la mort dans tous ces états, avant qu’elle ne se rie de nous ! Humour visuel, humour noir, humour absurde, gags burlesques, toute une gamme de registres de jeu pour côtoyer la grande faucheuse et se moquer d’elle. Portes qui grincent, cris d’horreur, lames qui brillent sous la pleine lune, découvertes macabres… Toute la panoplie d’artifices lugubres est déployée, les clichés sont malmenés pour vous entraîner dans des situations inattendues. Mais c’est promis l’expression « à mourir de rire » reste utilisée au figuré. Un spectacle quasiment sans parole, truffé de quelques véritables « Brèves de comptoir » morbides.
Le cadavre exquis est un jeu collectif inventé par les surréalistes vers 1925. Voici la définition qu'en donne le Dictionnaire abrégé du surréalisme : « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes.» L'exemple devenu classique, qui a donné son nom au jeu, tient dans la première phrase obtenue de cette manière : « Le cadavre - exquis - boira - le vin - nouveau ». L'ordre syntaxique: nom-adjectif-verbe-COD-adjectif doit être respecté pour que la phrase soit grammaticalement correcte.
Il fut inventé dans la maison du 54 rue du Château où habitaient Marcel Duhamel, Jacques Prévert et Yves Tanguy. Il n'était au départ qu'une activité ludique, selon André Breton : « Bien que, par mesure de défense, parfois, cette activité ait été dite, par nous, "expérimentale", nous y cherchions avant tout le divertissement. Ce que nous avons pu y découvrir d'enrichissant sous le rapport de la connaissance n'est venu qu'ensuite. » (Médium n° 2, 1954)
La révolution surréaliste - Cadavres exquis (1927) Extraits :
L'amour ornera le peuple.
Les femmes blessées faussent la guillotine aux cheveux blonds.
La colombe des branches contamine la pierre lamartinienne.
L'hippogriffe frisé poursuit la biche noire.
La grève des étoiles corrige la maison sans sucre.
Le mille-pattes amoureux et frêle rivalise de méchanceté avec le cortège languissant.
La vapeur ailée séduit l'oiseau fermé à clé.
L'arbre majestueux fait calmement une pendule majestueuse.
la guerre ornera les derniers soupirs de l'homme.
Et la fin du spectacle, anachronique...
Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie
Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par-dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
À jamais perdu pour moi
Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie
Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie
La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée
Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie
Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie
QUE C'EST BEAU LA VIE, Paroles: Claude Delecluse et Michelle Senlis, musique: Jean Ferrat, inspiration : Das Leben ist schön.
12:40 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 17 mai 2008
Nuit des Musées 2008 au Musée archéologique de Strasbourg - Palais de Rohan
Le samedi 17 Mai 2008 de 19h30 à 0h30
Paroles de Spectres !!!
par Le Mythe de la Taverne
avec Les Mytheux 2008
Conception et mise en espace Jean-Marc Eder
Cornemuse et autres instruments Didier Christen
Lucie-Laure Favier
Clémence Gross
Bérénice Hagmeyer
Maxime Kurvers
François Lanel
Paul Schirck
Frédérique Wirtz
Programme
19h30 à Tombeaux Ouverts
Hall d'entrée / Salle 5
Epitaphes romaines
Propos de O-L Barenton Confiseur par Auguste Detoeuf (ancien directeur du port de Strasbourg)
Bilan de la Mort Chère par Pierre Noriey dans Le Petit Crapouillot
Le croque-mort de Pétrus Borel (Anthologie de l'humour noir - André Breton)
20h30 Ballade Spectrale antique
Salle 18
Constantin Cavafy Dans un port
Homère L'Iliade Chant XXIII Les funérailles de Patrocle
Constantin Cavafy Durant le mois d''Athyr
21h30 Ballade Spectrale au Moyen âge
Salle 5
Constantin Cavafy Mélancolie de Jason, fils de Cléandre, poète en Commagène …
Dante La Divine Comédie L'Enfer, Chant 3
Constantin Cavafy Voix
Montaigne Les Essais Que philosopher c'est apprendre à mourir
Constantin Cavafy Emilien Monaë, Alexandrin, 628-655 après Jésus-Christ
22h30 Quelques Mastications des Morts
Couloir sous le Buste de la Déesse Mère
Patrick Kermann La mastication des morts (extraits)
23h30 Ballade Spectrale romantique
Salle 19
Constantin Cavafy Désirs
Chateaubriand Les Funérailles d'Atala
Constantin Cavafy Corps, souviens-toi …
0h30 Le Retour des Revenants
Escalier de sortie
Chansons Réalistes
Damia Les Goëlands
Damia L'Orgue
Berthe Sylva Les Roses Blanches
Edith Piaf Les deux ménétriers
Installé depuis la fin du XIXe siècle dans le sous-sol du palais Rohan, le Musée Archéologique est un des plus riches de France dans son domaine, celui des « Antiquités nationales ». Réouvert en 1992 après un réaménagement muséographique complet de ses collections, il vous propose de découvrir le passé le plus lointain de l’Alsace, de la Préhistoire (- 600 000 ans) à l’aube du Moyen Age ( 800 après J.C.).
ENTREE LIBRE - VENEZ NOMBREUX !
00:05 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 28 avril 2008
La Mort de Tintagiles, de Maurice Maeterlinck
Le Conservatoire de Colmar et Le Mythe de la Taverne - Colmar
Direction artistique Jean-Marc Eder
propose
une soirée en faveur du Musée du Jouet de Colmar
40 Rue Vauban 68000 Colmar
Une Lecture-Concert mise en espace par Jean-Marc Eder
Avec
Paul Schirck : Tintagiles
Blanche Giraud-Beauregardt : Ygraine
Estelle Gerthoffert : Bellangère
Jean-Marc Eder : Aglovale
Christophe Imbs : Piano et instruments électriques
Estelle Gerthoffert : Clavecin
'Il faut bien que l'on vive en attendant l'inattendu … Et puis il faut agir comme si l'on espérait …' Extrait de 'La Mort de Tintagiles'
00:50 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





