samedi, 04 octobre 2008
Une création au TNS : « Et pourtant ce silence ne pouvait être vide »

Une pièce de Jean Magnan,
dans une mise en scène de Michel Cerda,
avec Anne Alvaro, Celia Catalifo, Catherine Mouchet, et Marie Rémond
Le 2 février 1933, au Mans, la femme et la fille d’un avoué à la retraite sont assassinées par leurs deux bonnes qui leur arrachent vivantes les yeux. Au procès, la cadette des soeurs Papin déclarera simplement : « on ne se parlait pas… » Et pourtant ce silence ne pouvait être vide…
Écrite en 1978, cette pièce n’est pas sans rappeler celle de Genet inspirée du même fait divers ; mais au geste prémédité, répété et sacralisé des Bonnes, Magnan préfère le surgissement du crime au cœur d’un quotidien vide de pensée et que les personnages comblent d’actions insignifiantes et de paroles «pour ne rien dire». Cependant, des ellipses et des anachronismes bousculent l’hyperréalisme apparent des situations et intensifient la part mystérieuse de ces femmes elles-mêmes porteuses de secrets et d’énigmes. Michel Cerda nous immergera dans ce labyrinthe social et psychiatrique, parfois comique, où les silences et les ombres tentent de camoufler la violence sourde de l’insurrection.
Pour représenter les enjeux de ces deux duos de bonnes et de patronnes, interdépendants l’un de l’autre, et pour éviter de les enfermer dans les archétypes sociaux, les quatre comédiennes s’échangeront les rôles selon les soirs au fil des représentations : un jour Bonnes, le lendemain Patronnes…
L'auteur...
Jean Magnan est né en 1939 à Alger et y vécut. Il arrive en France en 1959. Après des études à L'Institut d'études politiques à Paris (1959-1962), il entre au conservatoire national d'Art Dramatique (1962-1965) et entame une carrière d'acteur et de metteur en scène qu'il poursuivra tout au long de sa vie.
En 1975, il fait la connaissance du metteur en scène Robert Gironès, dont il devient le dramaturge au Théâtre de la reprise, Centre dramatique national de Lyon. Au gré de cette collaboration, Jean Magnan dramaturge devient auteur dramatique. En 1978, il écrit "Et pourtant ce silence ne pouvait être vide", pièce inspirée du même fait divers que "Les Bonnes" de Jean Genet (publié aux éditions Théâtrales en 1986). Cette pièce sera créée l'année suivante par le théâtre de la Reprise, à Lyon.
En 1979, il écrit "Entendu des soupirs" (éditions Jean-Claude Lattès) que Robert Gironès met en scène au théâtre de la Commune d'Aubervilliers, en 1980. Cette même année, il écrit, suite à un travail avec des élèves de l'école du Théâtre National de Strasbourg "La Vie et la Mort de Christopher Marlowe", dramaturge élisabéthain, pièce qu'il retravaillera en lui donnant le titre "L'Homme défait".
En 1983, il écrit, pour Philippe Crubézy et Anne Torrès, "Un peu de temps à l'état pur".
L'écriture de "Algérie 54-62" est datée de 1983 mais le projet est bien antérieur. Jean Magnan et Robert Gironès avaient pour objet de monter "Les Sept contre Thèbes" d'Eschyle, tragédie exemplaire du théâtre de l'histoire. L'idée leur est venue de parler de leur guerre. Donc, l'Algérie, où Robert Gironès avait été soldat et où Jean Magnan avait vécu sans jamais, disait-il, connaître le fait d'armes. La pièce aurait dû comporter un second et un troisième volet ; en effet, les références historiques qu'elle comporte ne recouvrent que la période de 1954 à 1958. Mais Jean Magnan est mort assassiné en 1983 sans avoir pu l'achever.
Voir aussi sur le site du théâtre de la Colline.
Le metteur en scène...
Michel Cerda met en scène des pièces depuis 1986, date à laquelle il monte "Tandis que j’agonise" de W. Faulkner. Son répertoire est large, il met aussi bien en scène en 1987 "Kleist ou la mort d’un poète" – correspondance de Kleist -, en 1989 "La Double inconstance" de Marivaux, en 1991 "Mademoiselle Rose ou le langage des fleurs" de Lorca. Il privilégie dans son parcours les écritures contemporaines et monte en 1995 "Nuit bleue au coeur de l’Ouest" de James Stock.
Durant sa résidence au Théâtre Gérard Philipe (Saint André les Vergers/Troyes) en région Champagne Ardenne, il s’intéresse tout particulièrement aux auteurs comme Serge Valletti, Eugène Durif, et Noëlle Renaude dont il monte les textes. En 1999, il crée le spectacle "La Douce Léna" texte de Gertrude Stein. En 2000 il met en scène le texte de François Morel "Les Habits du dimanche". En 2002, pour continuer son travail sur les auteurs contemporains, il crée le spectacle "Maison du peuple" texte de Eugène Durif au Théâtre du Muselet, partenaire de la compagnie.
Il diversifie en tant que metteur en scène ses collaborations artistiques en travaillant avec la compagnie de cirque Baro d’Evel sur le spectacle "Bechtout", avec Sylvie Louche, artiste Lyrique pour le cabaret lyrique "Embrasse-moi beaucoup" et avec la structure Opening Night sur le texte "Monstre(s)" de Yann Allegret, "À coups de Bec" avec la compagnie Nushka. Sur la saison 2004/ 2005 il participe à la manifestation «Festivalletti» où il présente deux textes de Serge Valletti à la MC2 de Grenoble puis au Théâtre 71 de Malakoff. Il met en scène également l’actrice Ariane Ascaride dans un texte intitulé "Pour Bobby" écrit par Serge Valletti, ce spectacle a été créé en novembre 2004 à la MC2 de Grenoble puis repris au théâtre de l’Est Parisien en décembre 2004. Il s’intéresse également à la formation de l’acteur et intervient notamment au TNS, au Centre National des Arts du Cirque à Châlons-en-Champagne et à la Femis.
Source : theatre-contemporain.net
Scénographie : Mathieu Dupuy
Assistant à la mise en scène : Matthieu Roy
Costumes : Odile Hautemulle
Lumières : Marie-Christine Soma
Son : Francine Ferrer
Production : Théâtre National de Strasbourg et Compagnie Le Vardaman
Coproduction : Comédie de Saint-Étienne et Forum du Blanc-Mesnil
Avec le soutien de la DRAC d’Ile-de-France et du Conseil Général de Seine-Saint-Denis
Voir aussi sur le site du TNS
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mardi, 15 juillet 2008
Eté cour, été jardin aux TAPS
Le Théâtre pour le jeune public Taps Gare à 14h30* et 17h
Mardi 15 juillet : Le Pont cassé (Cie Amalthée) - à partir de 7 ans
Mardi 22 juillet : Ce(ux) que j’emporte avec moi (Cie du Coin qui tourne) - à partir de 8 ans
Mardi 29 juillet : Point de suspension (Cie es Imaginoires) - à partir de 3 ans
Mardi 5 août : Inventaire (Cie itinéraires) - à partir de 8 ans
Mardi 12 août : Un Rien bleu (Cie Les Arts Pitres) - à partir de 8 ans
Mardi 19 août : Derrière la porte (La S.O.U.P.E. Cie) - à partir de 4 ans
Les Musicales du Scala Taps Scala à 20h30
Mardi 15 juillet : Gilles Marie Buscot et ses musiciens Chansons françaises
Mardi 22 juillet : Berlin, Paris, New-York ! Un hommage à Kurt Weill Cabaret
Mardi 29 juillet : De ma fenêtre, chansons à voir Théâtre musical
Mardi 5 août : Boya Musique bulgare
Mardi 12 août : ivRim Opened post trad
Mardi 19 août : Jamazar Fusion balkano-latino-jazz
Mardi 26 août : Violons Barbares Musique des Balkans et de Mongolie
Les Mercredis de la Voix Taps Scala à 20h30
Mercredi 16 juillet : Mélodies de Duparc et Fauré, lieder de Strauss et airs d'opéras de Verdi, Puccini et Mascagni
par Véronique Moreau (soprano) et Laure Struber (piano)
Mercredi 23 juillet : Ballade romantique : Schumann, Chopin, Lehàr, Sieczynski
par Anaïs Hirschler (piano) et André Gass (ténor)
Mercredi 30 juillet : De la France à l’Italie, airs et mélodies de Debussy, Bellini, Verdi…
par Elise Efremov (soprano) et Maxime Bravinsky (piano)
Mercredi 6 août : Musique baroque
par Gilles Vandepuits (contre ténor) et Fumiaki Kondo (luth)
Mercredi 13 août : Portraits de femmes, Frauenliebe und Leben de R. Schuman sur des poèmes de A. Chamisso / Mélodies françaises de C. Chaminade, A. Holmès et M. Jaëll, par Marie Virot (mezzo-soprano) et Marie Stoecklé (piano)
Mercredi 20 août : « Rêves », parcours onirique à travers le lied et la mélodie
par Marie-Noële Vidal (contralto) et David Cowan (piano)
Mercredi 27 août : Récital de zarzuela des XIXe et XXe siècles
par Somone Zaug (soprano), Irina Toukaï (piano), Jérome Yerro (Ténor) et Erik de Mautort (baryton)
Les Heures du Conte Taps Gare à 14h30* et 17h
Jeudi 17 juillet : Trésors ! par Nicole Docin-Julin et Jean Lucas - à partir de 7 ans
Jeudi 24 juillet : L’Enfant fleur – par Innocent Yapi, Emeline Hubert, Thierry Boecasse - à partir de 3 ans
Jeudi 31 juillet : Entrons dans la danse – par Colette Uguen et Claude Spenlehauer - à partir de 3 ans
Jeudi 7 août : Matriochkas – par arie-Hélène Wernert et Irina Diebold - à partir de 6 ans
Jeudi 14 août : Eau ficelée et ficelle de fumée et autres contes africains, par Catherine Piron-Paira - à partir de 4 ans
Jeudi 21 août : Fabuleux animaux – par Christine Trautmann et Marie-Claude Carrouge - à partir de 4 ans
Les Lectures Musicales Taps Scala à 20h30
Samedi 19 juillet : Fernando Pessoa
Samedi 26 juillet : Lenz, de Büchner
Samedi 2 août : Histoire de ma vie, de George Sand
Samedi 9 août : Passer l’hiver, d’Olivier Adam
Samedi 23 août : Poèmes d’Andrée Chedid
* Séance de 14h30 réservée aux groupes constitués d’au moins 10 personnes.
Taps Gare, 10 rue du Hohwald (site de la Laiterie) - Taps Scala, 96 route du Polygone (Neudorf). Entrée libre dans la limite des places disponibles. Renseignements et réservation recommandée à la Boutique Culture, 10 place de la Cathédrale à Strasbourg, du mardi au samedi de 12h à 19h, tél. 03 88 23 84 65 – E-mail : boutiqueculture@cus-strasbourg.net
10:15 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 31 mai 2008
CADAVRES EXQUIS au Kafteur
Du 22 au 31 Mai à 20h30. La dernière ce soir...
A recommander !!!
Ces cadavres exquis sont une bonne manière de rire de la mort dans tous ces états, avant qu’elle ne se rie de nous ! Humour visuel, humour noir, humour absurde, gags burlesques, toute une gamme de registres de jeu pour côtoyer la grande faucheuse et se moquer d’elle. Portes qui grincent, cris d’horreur, lames qui brillent sous la pleine lune, découvertes macabres… Toute la panoplie d’artifices lugubres est déployée, les clichés sont malmenés pour vous entraîner dans des situations inattendues. Mais c’est promis l’expression « à mourir de rire » reste utilisée au figuré. Un spectacle quasiment sans parole, truffé de quelques véritables « Brèves de comptoir » morbides.
Le cadavre exquis est un jeu collectif inventé par les surréalistes vers 1925. Voici la définition qu'en donne le Dictionnaire abrégé du surréalisme : « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes.» L'exemple devenu classique, qui a donné son nom au jeu, tient dans la première phrase obtenue de cette manière : « Le cadavre - exquis - boira - le vin - nouveau ». L'ordre syntaxique: nom-adjectif-verbe-COD-adjectif doit être respecté pour que la phrase soit grammaticalement correcte.
Il fut inventé dans la maison du 54 rue du Château où habitaient Marcel Duhamel, Jacques Prévert et Yves Tanguy. Il n'était au départ qu'une activité ludique, selon André Breton : « Bien que, par mesure de défense, parfois, cette activité ait été dite, par nous, "expérimentale", nous y cherchions avant tout le divertissement. Ce que nous avons pu y découvrir d'enrichissant sous le rapport de la connaissance n'est venu qu'ensuite. » (Médium n° 2, 1954)
La révolution surréaliste - Cadavres exquis (1927) Extraits :
L'amour ornera le peuple.
Les femmes blessées faussent la guillotine aux cheveux blonds.
La colombe des branches contamine la pierre lamartinienne.
L'hippogriffe frisé poursuit la biche noire.
La grève des étoiles corrige la maison sans sucre.
Le mille-pattes amoureux et frêle rivalise de méchanceté avec le cortège languissant.
La vapeur ailée séduit l'oiseau fermé à clé.
L'arbre majestueux fait calmement une pendule majestueuse.
la guerre ornera les derniers soupirs de l'homme.
Et la fin du spectacle, anachronique...
Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie
Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par-dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
À jamais perdu pour moi
Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie
Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie
La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée
Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie
Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie
QUE C'EST BEAU LA VIE, Paroles: Claude Delecluse et Michelle Senlis, musique: Jean Ferrat, inspiration : Das Leben ist schön.
12:40 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 17 mai 2008
Nuit des Musées 2008 au Musée archéologique de Strasbourg - Palais de Rohan
Le samedi 17 Mai 2008 de 19h30 à 0h30
Paroles de Spectres !!!
par Le Mythe de la Taverne
avec Les Mytheux 2008
Conception et mise en espace Jean-Marc Eder
Cornemuse et autres instruments Didier Christen
Lucie-Laure Favier
Clémence Gross
Bérénice Hagmeyer
Maxime Kurvers
François Lanel
Paul Schirck
Frédérique Wirtz
Programme
19h30 à Tombeaux Ouverts
Hall d'entrée / Salle 5
Epitaphes romaines
Propos de O-L Barenton Confiseur par Auguste Detoeuf (ancien directeur du port de Strasbourg)
Bilan de la Mort Chère par Pierre Noriey dans Le Petit Crapouillot
Le croque-mort de Pétrus Borel (Anthologie de l'humour noir - André Breton)
20h30 Ballade Spectrale antique
Salle 18
Constantin Cavafy Dans un port
Homère L'Iliade Chant XXIII Les funérailles de Patrocle
Constantin Cavafy Durant le mois d''Athyr
21h30 Ballade Spectrale au Moyen âge
Salle 5
Constantin Cavafy Mélancolie de Jason, fils de Cléandre, poète en Commagène …
Dante La Divine Comédie L'Enfer, Chant 3
Constantin Cavafy Voix
Montaigne Les Essais Que philosopher c'est apprendre à mourir
Constantin Cavafy Emilien Monaë, Alexandrin, 628-655 après Jésus-Christ
22h30 Quelques Mastications des Morts
Couloir sous le Buste de la Déesse Mère
Patrick Kermann La mastication des morts (extraits)
23h30 Ballade Spectrale romantique
Salle 19
Constantin Cavafy Désirs
Chateaubriand Les Funérailles d'Atala
Constantin Cavafy Corps, souviens-toi …
0h30 Le Retour des Revenants
Escalier de sortie
Chansons Réalistes
Damia Les Goëlands
Damia L'Orgue
Berthe Sylva Les Roses Blanches
Edith Piaf Les deux ménétriers
Installé depuis la fin du XIXe siècle dans le sous-sol du palais Rohan, le Musée Archéologique est un des plus riches de France dans son domaine, celui des « Antiquités nationales ». Réouvert en 1992 après un réaménagement muséographique complet de ses collections, il vous propose de découvrir le passé le plus lointain de l’Alsace, de la Préhistoire (- 600 000 ans) à l’aube du Moyen Age ( 800 après J.C.).
ENTREE LIBRE - VENEZ NOMBREUX !
00:05 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 28 avril 2008
La Mort de Tintagiles, de Maurice Maeterlinck
Le Conservatoire de Colmar et Le Mythe de la Taverne - Colmar
Direction artistique Jean-Marc Eder
propose
une soirée en faveur du Musée du Jouet de Colmar
40 Rue Vauban 68000 Colmar
Une Lecture-Concert mise en espace par Jean-Marc Eder
Avec
Paul Schirck : Tintagiles
Blanche Giraud-Beauregardt : Ygraine
Estelle Gerthoffert : Bellangère
Jean-Marc Eder : Aglovale
Christophe Imbs : Piano et instruments électriques
Estelle Gerthoffert : Clavecin
'Il faut bien que l'on vive en attendant l'inattendu … Et puis il faut agir comme si l'on espérait …' Extrait de 'La Mort de Tintagiles'
00:50 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 09 mars 2008
"En attendant le bus" au Caveau du Scala (Neudorf) du 11 au 15 mars 2008
En attendant le bus
D'après des textes de Naguib Mahfouz, Ismaïl Kadaré, Eugène Durif, Henri Gougaud; dans une mise en scène et une dramaturgie de Zouaoui Chebbab; avec Emeline de la Porte des Vaux, Fabrice Kieffer, Maxime Pacaud; scénographie et costumes : Marie-Anne Bacquet; lumière : Eric Trepin.
Après avoir détourné et servi des contes classiques, la compagnie du Barraban s’attaque résolument à des textes contemporains, portés au plateau par deux comédiens et un musicien, successivement narrateurs et personnages.
Dans « En attendant le bus » ce sont trois figures qui invitent le public à une fête de la parole et du conte. Ils se laissent alors assez vite aller à leur vision d’un monde étrange et cruel, foisonnant d’anecdotes et récits imaginaires. Mais leurs conflits internes viennent à la fois nourrir et perturber leur fiction. Le musicien est là pour ajouter à la confusion et à l’ivresse qui s’empare de tous, jusqu’à la folie et au chaos. Mais au milieu de ce chaos naissent quelques notes harmonieuses, qui permettent d’entrevoir un monde différent.
Plein tarif : 8 € - Tarif réduit : 5,50€
Du mardi 11 au samedi 15 mars à 20h30
au Caveau du Scala - 96 route du Polygone (Neudorf)
Tél : 03 88 34 10 36 - Réservations : Maxime Pacaud : 03 88 36 58 06
13:40 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 14 janvier 2008
"Massacre à Paris" de Christopher Marlowe, dans une mise en scène de Guillaume Delaveau, au TNS du 11 au 18 janvier 2008
Texte français : Pascal Collin
Scénographie : Aurélie Thomas
Costumes : Aurélie Thomas
Lumières : Cyrille Siffer
Collaboration artistique : Frédéric Picard
Vidéo : Aline Loustalot
Son : Aline Loustalot
Maquillage : Françoise Chaumayrac
Assistant(e) à la mise en scène : Florence Bosson
Production : Théâtre National de Toulouse - Midi-pyrénées, Compagnie conventionnée DRAC Midi-Pyrénées
Coproduction : Les Gémeaux – scène nationale de Sceaux , avec le soutien du Conseil Régional Midi-Pyrénées, du Conseil Général de Haute-Garonne, de la Ville de Toulouse, et la participation artistique du Jeune théâtre national.
Journée d’étude sur le théâtre élisabéthain organisée avec l’UMB mardi 29 janvier, en présence, notamment, de Guillaume Delaveau et Anne-Laure Liégeois.
22 août 1572 : à la veille de la nuit de la Saint-Barthélémy, l’union entre Henri de Navarre et Marguerite de Valois, future reine Margot, doit sceller une nouvelle alliance entre huguenots et catholiques. Secrètement allié avec la reine-mère de France, le Duc de Guise est le mandataire de ce massacre, qui va enclencher, entre meurtres en série, intrigues de palais et machinations machiavéliques, 17 ans de guerre civile et une panoplie légendaire d’exécutions et mises à mort des plus variées.
Dans ce texte « morcelé » de Marlowe, seul poète de l’époque dont l’art se révèle capable de rivaliser avec la plume de Shakespeare, l’auteur élisabéthain condense cette tranche d’Histoire en trente-quatre personnages et ajoute à sa galerie de tyrans, son génie du mal le plus réussi : le Duc de Guise, incarnation de la jouissance mauvaise du Pouvoir. Le metteur en scène Guillaume Delaveau, avec sa troupe de douze comédiens, s’approprie cette tragédie politique, son montage rapide et son art puissant de la condensation, pour parler d’une mécanique plus prosaïque, mais non moins théâtrale : celle des rouages sanguinaires de la lutte du pouvoir et du politique maquillé en fanatisme religieux.
10:25 Publié dans 1 - Pièces à l'affiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 16 décembre 2007
"Le Temps et la Chambre", d’après Botho STRAUSS, dans une adaptation et une mise en scène de Chantal KAHN-SAVRE, au Cube noir jusqu'au 21 décembre 2007
Avec la troupe des comédiens du Rhin : Oren CHEKROUNE, Jérôme DREVICI, Chantal KAHN-SAVRE, Christian KIEFFER, Jean-Paul MARAGE, Julia SACCANI, Hervé RAMPARANY, Myriam SCHMITTHAUSLER, Benjamin ZINN, et la voix de Catherine HUBERT.
Adaptation et mise en scène - Chantal KAHN-SAVRE
Et la participation de Fredj COHEN
Images vidéo : Julia SACCANI
Création lumière et régie - Michel HOEN
Assistanat régie - Rui Serge AZEVEDO BROOKS
Affiche - Jérôme DREVICI
Administration et communication - Gérard SPENGLER.
L' auteur : Botho Strauss est avec Heiner Müller l’auteur dramatique allemand le plus joué en Europe. Un regard rêveur, se cachant derrière de petites lunettes rondes, Botho Strauss exprime toute la solitude de l'âme humaine. Né en 1944 à Naumburg et élevé dans l'Allemagne de l'après-guerre, il absorbe l'atmosphère particulière de cette période peuplée de ruines et d'esprits en souffrances. Après des études de Lettres, d'histoire du théâtre et de sociologie, Botho Strauss rédige des critiques pour la revue Theater Heute. Mais l'approche théorique de cet art ne lui suffit pas. Il est engagé comme dramaturge à 26 ans pour la Schaubühne de Berlin, alors sous la direction de Peter Stein. Il traduit et adapte Ibsen, Labiche, Gorki, puis se met rapidement à écrire ses propres pièces à partir du milieu des années 70. Botho Strauss conçoit en 1977 La Trilogie du revoir pour la troupe de la Schaubühne ; c'est un succès éclatant. Cette œuvre met en présence un groupe d'artistes et d'amateurs d'art qui, au fil d'un vernissage, échangent banalités et propos amers pour finalement révéler leurs vaines alliances et leur isolement.
La distance entre ses pièces, romans, nouvelles, est peu sensible, et ses romans ont souvent été adaptés au théâtre. L'œuvre de Botho Strauss renouvelle le réalisme. Il exprime moins les mouvements sociaux que les paysages intérieurs et l'anonymat des individus dans une société moderne déshumanisée. Il s'impose par ses fresques sur la solitude, l'enfermement, les situations d'incommunicabilité. D'un style sombre, mettant l'homme face à ses ruptures sentimentales et ses déceptions, ses personnages sont souvent les victimes de leurs espoirs déçus, et ce désespoir ne les conduit qu'à une lucidité malheureuse.
Le choix de Berlin comme décor de la plupart de ses textes fait aussi de cette ville une métaphore de la solitude humaine. L'auteur associe la désolation de cette ville meurtrie à la mélancolie et à la solitude de personnages souvent confus dans leurs sentiments.
Botho Strauss a reçu en 1989 le prix Georg-Büchner, la plus haute distinction littéraire en Allemagne, pour être "parvenu à transposer sur scène la vie désorientée de notre société".
De Botho Strauss :
•Le fou et sa femme, ce soir dans Pancomedia [Der Narr und seine Frau heute adend in Pancomedia, 2001], l'Arche.
•Les sept portes : bagatelles [Sieben Türen : Bagatellen, 1988], l'Arche.
•Le temps et la chambre [Die Zeit und das Zimmer, 1988], l'Arche.
•Grand et petit [Gross und Klein, 1979], Gallimard.
•Trilogie du revoir [Trilogie des Wiedersehens, 1977], Gallimard.
Botho Strauss a été révélé en France par Claude Régy qui monte successivement La Trilogie du revoir (1978), Grand et petit (1982), puis Le Parc (1986). C’est Luc Bondy après avoir crée « Le Temps et la chambre » à la Schaubühne en 1989 qui fait connaître la pièce en France. Patrice Chéreau en propose une nouvelle mise en scène très marquante à l'Odéon en octobre 1991, dans une adaptation de Michel Vinaver, qu’il adapte l’année suivante avec la même troupe pour la télévision : avec Anouk Grinberg (Marie Steuber), Pascal Greggory (Olaf), Bernard Verley (Julius), Bulle Ogier (l'impatiente), Roland Blanche (Frank Arnold), Marc Betton (l'homme sans montre), Marc Citti (le parfait inconnu), Jean-Pierre Moulin (l'homme au manteau d’hiver), Pedro Pablo Naranjo (l'homme à la fenêtre), et la voix de Jeanne Moreau.
"Le Temps et la Chambre", titre original “Die Zeit und das Zimmer” (écrite en 1988) est une pièce complexe et déconcertante : Les fantômes du passé surgissent dans une chambre qui se transforme au fil du temps. On s’est connus, on s’est reconnus et on s’est perdus de vue. Parfois la mémoire nous joue des tours… Le personnage principal de Marie Steuber, femme de tous les hommes, apporte l’équilibre ou la déraison. Elle se livre à une introspection qui va faire apparaître une étrangeté qui nous montre le décalage entre l'individualité moderne et une quête du sens de la vie. Chez Botho Strauss rien n’est jamais tout à fait certain.La metteuse en scène Luce Colman présente ainsi la pièce en 2004 : "Olaf et Julius cohabitent, co-existent... Ils sont sortis du monde et le regarde dans leur appartement du haut de leur fenêtre avec un mélange d'ironie et de tendresse. Ils commentent ce qui se passe dans la rue, jusqu'où moment où surgit une jeune femme, Marie Steuber, avec elle, la vie, ses passions, ses douleurs, ses souvenirs, ses rencontres improbables, et celles qui sont inévitables. Ce personnage principal de la pièce, Marie Steuber, va se livrer à une introspection. Une étrangeté va rapidement apparaître qui nous montre le décalage entre l'individualité moderne et une quête du sens de la vie. Le temps d'une vie ou celui d'un instant, la chambre intime et universelle, au coeur la colonne, l'axe du monde... J'ai rencontré ce texte ajoute-t-elle comme on prend une claque et je sais qu'il me faudra y revenir. Un puit sans fond d'émotions, d'intelligence, de finesse. Une vue de l'humanité tendre et sans complaisance. Ce que j'ai raconté, c’est avant tout la rencontre si complexe des deux mondes : le masculin et le féminin. Cette rencontre absolument intime, dans la chambre… Ces deux hommes qui n'en sont peut être qu'un, qui font ce choix de s'exclure du monde des émotions pour se protéger, et qui finissent, à force d'abstraction par douter de leur propre existence. Marie, épuisée, au bord du gouffre de la folie à force de vivre, d'aimer, d'avoir faim et de n'être jamais rassasiée d'amour, qui aimerait pouvoir renoncer aussi, mais qui ne peut résister à la vie. Il y a ces hommes qu'elle a aimé, raté, pas compris, il y a ces femmes qu'elle a connu, des parts d'elle même disloquée, des morceaux de féminité exacerbée et toujours cette opposition/attraction entre ce qu'on pourrait appeler la paix et la vie. le monde masculin et le monde féminin. " Le Temps et la Chambre " c'est cette quête dont personne ne trouve le graal..." Luce Colmant
Les Comédiens du Rhin sont une troupe de théâtre amateur fondée en 1958 par Paul SONNENDRUCKER et longtemps animée par Luc MICHEL, présidée actuellement par Benoît HOFFMANN, membre de la Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d’Animation (FNCTA) et du Collectif 3.14 de théâtre amateur (organisateur du festival ‘Théâtralis’).
Dates, lieu des représentations et réservation :
A la salle du Cube Noir au CREPS de Strasbourg-Koenigshoffen - 4, allée du Sommerhof - Tram B Montagne Verte puis bus 2, 13 ou 50 Nid de Cigogne
du vendredi 14 au vendredi 21 décembre 2007 à 20h30, sauf le dimanche 16 à 18h et relâche le lundi 17 décembre.
Tarifs /Prix des places : 10€ plein tarif et 5€ tarif réduit
Réservations : par mail ou tél : 03 88 22 00 95 ou 06 32 49 62 36
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vendredi, 02 novembre 2007
Le Roi LEAR de William Shakespeare
Dans une mise en scène de Jean-François Sivadier
Avec : Nicolas Bouchaud, Stephen Butel, Murielle Colvez, Vincent Dissez, Vincent Guédon, Norah Krief, Nicolas Lê Quang, Christophe Ratandra, Nadia Vonderheyden et Rachid Zanouda
Avant de mourir, Lear veut partager son royaume entre ses trois filles : en échange, il leur demande de le gagner avec des mots d’amour. Si Régane et Goneril jouent de l’art du mensonge et de la flatterie, Cordelia, la bien-aimée, se dérobe à ce jeu : « rien » dit-elle. Elle est bannie, dépossédée. Son crime ? L’intégrité. Dans le désert d’un paysage ravagé, Lear se perd dans la tempête intérieure qui déchaîne sa folie, violente confrontation au manque de connaissance de soi. Lear fou, Gloucester aveugle : les pères trébuchent sur l’infirmité de leur conscience, se perdent dans la faille de leur discernement. Après La Mort de Danton et Galilée, Jean-François Sivadier aborde la tragédie shakespearienne comme un poème choral où il parcourt, avec Lear et sa troupe, le chemin initiatique de la reconnaissance de soi. Mais en suivant ces Atrides sans destin, le metteur en scène semble viser une autre quête, celle de la révélation jubilatoire de l’acteur face à son rôle, dans le rien fondateur du plateau nu élisabéthain.
Texte français : Pascal Collin
Scénographie : Christian Tirole
Costumes : Virginie Gervaise
Lumières : Philippe Berthomé
Collaboration artistique : Véronique Timsit, Nadia Vonderheyden, Nicolas Bouchaud
Son : Jean-Louis Imbert
Assistantes à la mise en scène : Véronique Timsit et Anne de Queiroz
Production : Théâtre National de Bretagne - Rennes et coproduction : Festival d’Avignon, Théâtre de Nanterres-Amandiers, la Rose des Vents-scène nationale de Lille métropole/Villeneuve d’Ascq, Espace Malraux-Chambéry, Théâtre National de Toulouse et Italienne avec Orchestre.
Le Roi Lear, dans la traduction de Pascal Collin, est publié aux Éditions Théâtrales (coll. en scène), en coédition avec le TNB, 2oo7.
Rencontre à la librairie Kléber le samedi 17 novembre à 15 h et journée d’étude sur le théâtre élisabéthain organisée avec l’UMB le mardi 29 janvier 2007.
La présentation vidéo et le dossier pédagogique du spectacle.
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mercredi, 24 octobre 2007
LA CHEVAUCHÉE SUR LE LAC DE CONSTANCE
par le Théâtre des LUCIOLES, avec Marc Bertin, Jean-François Auguste, Elise Vigier, Matthieu Cruciani, Emilie Beauvais, Denis Lejeune, Julien Geskoff, Emilie Capliez / scénographie Marc Lainé / assistante à la mise en scène Emilie Capliez.
© Christian Berthelot
Entre ludisme et solitude, La Chevauchée sur le Lac de Constance est une pièce de Peter Handke inspirée du poème de Gustav Schwab, retraçant l’histoire d’un chevalier qui meurt foudroyé en apprenant qu’il vient de traverser ledit lac gelé. Cette thématique du pouvoir des mots influençant l’imaginaire devient le thème central de la pièce, où cinq personnages, eux-mêmes acteurs, s’y retrouvent dans un décor de théâtre ou de cinéma, un espace d’illusions en hors champ du réel. Sur scène, ces cinq individus sont continuellement dans un aller-retour entre leur métier de comédien, l’art et des moments que l’on pourrait penser de leurs vies intimes. Des personnages qui ne peuvent se livrer et se parler que par des textes de cinéma ou de théâtre. Sont-ils en train de jouer une pièce, de jouer des scènes d’une pièce antérieure, répètent-ils des scènes pour un spectacle futur ? des extraits de leurs vies passées ?
La mise en scène de Pierre Maillet s’inspire de l’ univers du cinéma et de ses références, du cinéma muet jusqu’au cinéma des années 70, période de prédilection du théâtre des Lucioles .
Avec humour, plaisir et dérision, cette nouvelle création au Maillon du Collectif des Lucioles dépeint le rapport au pouvoir, l’incommunicabilité; la vulgarisation de l’art, du sexe et des personnes. Et ils nous font plus que jamais dire, comme à la fin de la pièce :« Qu’a-t-il bien pu se passer ? »
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COMMUNIQUE LE-MAILLON,
THÉÂTRE DE STRASBOURG - SCÈNE EUROPÉENNE
Réservations et renseignements au 03 88 27 61 81.
Relations presse : Claudia Klotz - 03 88 27 61 73 / 06 79 63 72 22
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