samedi, 27 octobre 2007

Stéphane Braunschweig va devenir Directeur du Théâtre national de la Colline à Paris

La ministre de la culture, Christine Albanel, vient de décider de maintenir Alain Françon, directeur du Théâtre national de la Colline, à son poste, jusqu'au 16 janvier 2010, jour de ses 65 ans, âge-couperet à la tête d'un établissement public, date à laquelle lui succèdera Stéphane Braunschweig.

Pour favoriser ce "passage de flambeau en douceur", selon les mots de Mme Albanel, Stéphane Braunschweig, directeur jusqu'en juin 2008 du Théâtre national de Strasbourg (TNS), deviendra "artiste associé" à La Colline le 1er janvier 2009 et responsable de la programmation des saisons ultérieures.

Selon le journal Le Monde "Au Théâtre de la Colline, dans un esprit de continuité, le metteur en scène Alain Françon, 62 ans, qui pilote la maison depuis 1996, et dont le mandat se termine le 11 novembre, est reconduit jusqu'en janvier 2010. La ministre souhaite qu'il puisse "passer en douceur le flambeau" au metteur en scène Stéphane Braunschweig, 42 ans, directeur du Théâtre national de Strasbourg (TNS). Ce dernier sera artiste associé à la Colline dès la saison 2008-2009 et responsable de la programmation à partir de la saison 2009-2010. Le remplaçant de Braunschweig au TNS, dont le mandat se termine en juin 2008, n'est pas annoncé."

Source : Le Monde du 25 octobre 2007 et AFP - "Chaillot, La Colline: Albanel annonce des changements de direction".

samedi, 10 mars 2007

Photos sur le théâtre au Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg

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Charles-David Winter, Portraits d'acteurs du théâtre de Strasbourg: MM. Joyeux, Dutesta et Marmotz et MMes Mezeray et Drivan, 2e moitié du 19e s., photographie sur papier albuminé, 19,1x24,8 cm (XXIX 207), Musée d'art moderne et contemporain, Strasbourg.

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Gustave Doré, Public du théâtre français, s.d., crayon sur papier beige, 20x 28,6 cm (77.985.0.2109), Musée d'art moderne et contemporain, Strasbourg.

samedi, 11 novembre 2006

L’histoire des théâtres de Strasbourg

Liste des structures théâtrales en Alsace

Source : le guide - annuaire du spectacle vivant 2007 édité par le Centre National du Théâtre (CNT).

A Strasbourg

TNS : le seul Théâtre National installé en province, également doté d’une école nationale supérieure d’art dramatique (comédiens, mise en scène – dramaturgie, scénographie, régie, costumes).

Formation universitaire : Université Marc Bloch – UFR Arts – Filière Arts du spectacle.

DRAC d’Alsace.

Agence culturelle d’Alsace (dépend de la Région Alsace).

ADIAM du Bas Rhin (dépend du Conseil général).

REDITEC - Association professionnelle des responsables techniques du spectacle vivant

OGACA – Agence conseil auprès des entreprises culturelles.

Bureau de production et de conseil : Tournelune.

CDN : Théâtre Jeune Public TJP ; gère le festival national des « Giboulées de la Marionnette ».

Théâtre de ville : les TAPS – Scènes Strasbourgeoises.

Compagnie dramatique avec lieu : Le Kafteur.

Structure non labellisée : Le Maillon – Théâtre de Strasbourg ; gère un Festival national subventionné : Premières, jeunes metteurs en scène européens (avec le TNS).

17 Compagnies dramatiques titulaires d’une licence d’entrepreneur de spectacle : Cie Amoros et Augustin, Cie Histoire encore, Cie Les Méridiens, Flash Marionnettes, Groupe Articulations-Théâtre, l’Astrolabe, La Petite Fratasie, Le Voir Dit – Cie Christian Rist, Les Acteurs de bonne foi, Les Détachés du port, Les Foirades, Les Zanimos, Oc et Co, On a beau dire – Laboratoire de recherches théâtrales, Plume d’Eléphant, Théâtre en l’air, Théâtre Lumière.

Autres compagnies subventionnées dédiées aux arts de la rue : Les Professionnels, Médiane, Humour à tiroirs, SiPeuCirque.

Festival les Arts dans la rue : service d’animation de la ville de Strasbourg.

Autres villes d’Alsace

Un Centre Dramatique National (CDN) : Le Théâtre de la Manufacture – Atelier du Rhin à Colmar.

Une Scène Nationale : La Filature à Mulhouse.

Une Scène conventionnée : CREA à Kingersheim.

15 Théâtres de ville : à Cernay, Colmar, Hagueneau, Illkirch-Graffenstaden, Nierderbronn-les-Bains, Obernai, Ostwald, Reichshoffen, Ribeauvillé, Rixheim, Saint-Louis, Saverne, Schiltigheim, Sélestat, Wissembourg.

4 Compagnies dramatique avec lieu : Théâtre Christiane Stroë – Compagnie le marché aux grains (à Bouxwiller), Théâtre Poche-Ruelle (à Mulhouse), Tréteaux de Haute Alsace (à Mulhouse), Courant d’Art (à Oberhausbergen).

3 Compagnies dramatiques titulaires d’une licence d’entrepreneur de spectacle : Cie La Soupe (à Handschuheim), Cie Sémaphore (à Kriegsheim), Scarface Ensemble (à Mulhouse).

Structures non labellisées : Maison des associations et de la culture de Bischwiller, Espace 110 de Illzach, MJC d’Ungersheim.

Festival national subventionné : Paroles d’hiver Alsace à Reichshoffen.

Festival les Arts dans la rue : à Obernai.

Festivals jeune public : De fil en forme intercommunales de la marionnette de Masevaux à Burnhaupt-le-Bas, Momix CREA à Kingersheim, Mon mouton est un lion à Saverne.

Le Théâtre National de Strasbourg (TNS)

« Le Théâtre National de Strasbourg existe comme tel depuis octobre 1968. Etablissement public directement rattaché au Ministère de la Culture par décret du 31 mai 1972, il est né du Centre Dramatique de l'Est (CDE) dont Hubert Gignoux, le dernier directeur, avait demandé à André Malraux, ministre des Affaires Culturelles, la transformation en théâtre national.

Le CDE avait été le premier établissement de la Décentralisation dramatique de l'après guerre, puis le premier C.D.N. à disposer d'un lieu en propre ; le TNS reste à ce jour le seul théâtre national en région. Si l'on ajoute qu'il abrite en son sein, presque depuis l'origine du CDE, l'une des deux écoles nationales supérieures de formation professionnelle à l'art dramatique (l'autre étant le Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique à Paris), on aura la mesure de sa singularité et de son importance dans le paysage théâtral français.

Cette singularité, en partie héritée de la situation particulière de la culture française en Alsace, est également liée à la personnalité des directeurs successifs du CDE et du TNS qui se sont attachés à mettre en valeur la force et l'originalité de cet outil de travail théâtral exceptionnel : la présence de plusieurs salles de spectacle et de répétitions, d'une école d'art dramatique pluridisciplinaire, d'ateliers de construction de décor et de costumes au sein d'un bâtiment unique, porteur de plus d'un siècle d'histoire et plusieurs fois réaménagé dans le sens d'un meilleur fonctionnement artistique, a dès l'origine été un atout considérable pour le CDE, puis pour le TNS. »

LA CRÉATION INTERCOMMUNALE

Les raisons de l'implantation en Alsace du premier Centre Dramatique National tiennent au contexte particulier de l'après-guerre. Pendant l'Occupation, les Allemands avaient mis en place à Strasbourg une vie culturelle importante, capable dans leur esprit de rivaliser avec celle de Berlin ou de Vienne. La paix revenue, édiles locaux et parisiens éprouvèrent la nécessité de réintroduire la culture et la langue française qu'un programme systématique de germanisation avait entrepris d'effacer.

Dès 1946, des troupes itinérantes conduites par des pionniers de la Décentralisation dramatique commencent à sillonner l'Est de la France : Louis Ducreux, animateur de la Compagnie du Rideau gris, André Clavé et sa Compagnie de la Roulotte, et Léon Chancerel, ancien collaborateur de Copeau au Vieux-Colombier et en Bourgogne, y montrent leurs spectacles.

En octobre 1946, plusieurs municipalités alsaciennes (principalement Colmar, Mulhouse et Strasbourg) fondent un syndicat intercommunal pour la gestion d'un théâtre et décident de créer une troupe régionale. Les statuts du Centre Dramatique de l'Est (CDE) prévoient alors de "procurer aux théâtres des villes adhérentes et en général aux villes de la région de l'Est des représentations théâtrales de qualité élevée, notamment par la création d'une troupe stable", et de rendre possible au sein du Centre "la formation éventuelle de comédiens." Avec l'appui actif de Jeanne Laurent, sous-directeur des spectacles et de la musique à la Direction générale des Arts et Lettres, le CDE s'installe au Théâtre municipal de Colmar - en raison de l'absence de bâtiment disponible à Strasbourg.

LE PREMIER-NÉ DES C.D.N

En 1947, le Centre Dramatique de l'Est reçoit le statut de Centre Dramatique National. C'est le premier établissement de ce type sur le territoire français ; suivront la même année, la Comédie de Saint-Étienne de Jean Dasté et en 1949, la Comédie de l'Ouest d'Hubert Gignoux et le Grenier de Toulouse de Maurice Sarrazin. Roland Piétri est nommé directeur du CDE, dont le siège reste à Colmar, ce qui est aussi une manière de se démarquer de la politique culturelle de l'occupant allemand. L'Ecole d'art dramatique du CDE ouvre dès 1947. Seule école reconnue par l'Etat au sein d'un établissement de la Décentralisation, sa vocation est d'abord régionale : elle vise à "former de jeunes élèves comédiens qui pourront être appelés à participer à l'effort artistique actuel et futur du Centre dramatique de l'Est". L'enseignement hebdomadaire se limite à quelques cours du soir.

C'est en janvier 1947 que le CDE présente son premier spectacle avec Le Survivant de l'auteur lorrain Jean-François Noël ; suivront Le Misanthrope et Les Plaideurs, également mis en scène par Roland Piétri. Fin mai 1947, au bout de cinq mois de travail, le Centre aura créé six spectacles et donné 54 représentations. Le 4 mai 1947, la direction artistique du CDE est confiée à André Clavé. Deux autres arrêtés préfectoraux étendent les attributions du syndicat intercommunal à d'autres villes de la région, dont Metz. Peu à peu, cependant, s'impose l'idée que le rayonnement du CDE souffre de son implantation en dehors de la capitale alsacienne. Au printemps 1952, le déménagement du Centre est acquis. Débutent alors à Strasbourg les travaux de reconstruction et le réaménagement du bâtiment wilhelmien abritant l'ancien Landtag attribué après 1918 au Conservatoire de Strasbourg : ces travaux, conjointement financés par l'Etat et la Ville de Strasbourg, doivent aboutir à la réfection de la salle de concert (la précédente ayant été détruite par un bombardement en 1944) et à la création, pour le CDE encore installé à Colmar, d'un théâtre et de lieux de travail.

DU CENTRE DRAMATIQUE DE L'EST

Michel Saint-Denis succède en 1954 à André Clavé, au moment où le CDE s'apprête à s'installer à Strasbourg. Riche de son expérience auprès de son oncle Jacques Copeau puis en Angleterre (où il avait créé et dirigé de 1947 à 1951 avec Hugh Devine l'école de l'Old Vic Theatre), il refonde l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique. C'est la vraie naissance de l'école telle qu'elle existe aujourd'hui : Michel Saint-Denis affirme en effet clairement sa vocation nationale, voire internationale (le recrutement d'élèves étrangers est prévu dans les statuts), et donne l'impulsion à une pédagogie du théâtre exigeante et novatrice, inspirée à la fois des Russes et de l'enseignement de Copeau. Fidèle à l'esprit des Copiaus, il considère l'implantation de l'école en province, loin des séductions de la capitale, comme un atout. Le cycle d'études dure trois ans, chaque groupe est engagé comme une troupe de comédiens pouvant jouer ensemble et monter des spectacles.

En 1954 débute la formation, à Colmar, des élèves du Groupe I, considéré comme la première promotion de la véritable Ecole professionnelle. En octobre de cette même année, le CDE s'installe dans des locaux, encore inachevés, conçus par l'architecte et scénographe Pierre Sonrel (qui avait déjà reconstruit auprès de Michel Saint-Denis la salle de l'Old Vic à Londres en 1950). Le 12 mars 1956, le Groupe 1 donne sa première représentation publique à Bouxwiller. Avec Le Mariage forcé de Molière et Le Miroir aux mensonges de Jean-Claude Marrey, ce sont les débuts des "Cadets du Centre Dramatique de l'Est".

Malade, Michel Saint-Denis doit se retirer en juillet 1957. C'est Hubert Gignoux, venu du Centre Dramatique de l'Ouest, qui lui succède. Il hérite à son entrée en fonction d'un bâtiment de trois étages enfin achevé, "un ensemble architectural unique en France" où, dira-t-il, "le théâtre ne manquait de rien". C'est lui qui inaugure, en octobre 1957, la salle conçue par Sonrel, le "Théâtre de Comédie", avec Hamlet de Shakespeare. En décembre 1957, le circuit des Tréteaux du CDE se met en place avec la tournée de Neuf Images de Molière. La tournée comprend 42 petites villes et villages de la région. C'est aussi la première tournée " professionnelle " des Cadets, jusqu'à présent recrutés parmi les élèves de l'Ecole. En 1961, le syndicat de la critique dramatique et musicale décerne son prix pour la saison parisienne à deux spectacles du CDE mis en scène par Hubert Gignoux : Mille francs de récompense de Victor Hugo (création mondiale) et La Visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt, l'un des auteurs associés du CDE. Au début de la saison 1968-1969, le Centre dramatique de l'Est est transformé en Théâtre National de Strasbourg par une décision d'André Malraux (un décret du 31 mai 1972 précisera ce statut en en faisant un établissement public dépendant directement du Ministère des Affaires culturelles). Mais des difficultés budgétaires créées par les nouvelles charges du TNS, insuffisamment compensées par les subventions, provoquent le départ d'Hubert Gignoux à la fin de la saison 1970-1971.

Son successeur Jacques Fornier démissionne à son tour, tout juste un an après sa nomination. Il est remplacé le 1er juillet 1972 par André-Louis Périnetti qui développe, notamment pour les spectacles invités, la pratique de la délocalisation des représentations sur d'autres lieux de la ville, puis quitte le TNS pour prendre la direction, à l'automne 1974, du Théâtre National de Chaillot.

Nommé par Michel Guy, Jean-Pierre Vincent arrive en janvier 1975 à Strasbourg entouré d'un "collectif artistique" formé d'acteurs, d'auteurs, de metteurs en scène et de "dramaturges" : Bernard Chartreux, Michel Deutsch, André Engel, Dominique Muller, Sylvie Muller et un groupe de comédiens permanents. La scénographie des spectacles est confiée le plus souvent à de jeunes peintres : Nicky Rieti, Jean-Paul Chambas, Lucio Fanti, Titina Maselli. Durant huit saisons, l'équipe artistique se lancera dans de multiples expériences de recherche théâtrale qui ont en commun de faire de la politique et de ses utopies le matériau privilégié du théâtre. Parmi les créations les plus significatives, il convient de citer Germinal (d'après Zola) ; Dimanche (Michel Deutsch) ; Vichy Fictions ; Palais de justice ; Dernières Nouvelles de la peste (Bernard Chartreux).

Jean-Pierre Vincent ayant été nommé administrateur général de la Comédie Française, Jacques Lassalle devient directeur du TNS le 1er août 1983. Son premier spectacle est le Tartuffe de Molière, avec Gérard Depardieu et François Périer. Par la suite , il mène une politique d'exploration du répertoire fondée sur la redécouverte de textes français ou étrangers mal connus, tout en restant attentif à l'écriture contemporaine. En 1985, Jacques Lassalle inaugure au sein du théâtre une nouvelle salle de petites dimensions baptisée salle Hubert Gignoux, avec Le Professeur Taranne d'Arthur Adamov et Dissident il va sans dire. Elle doit permettre au TNS d'accueillir des textes de jeunes auteurs et des compagnies émergentes.

Après la nomination de Jacques Lassalle à la tête de la Comédie française, Jean-Marie Villégier lui succède en novembre 1990. Il entreprend de développer au TNS le projet artistique engagé par sa compagnie l'Illustre Théâtre : l'exploration des répertoires classiques et pré-classiques tels qu'ils se sont formés au carrefour du mouvement européen des arts et des idées. Significative de son travail, sa mise en scène de Phèdre de Racine privilégie la langue, la musique et l'enracinement historique du texte.

Jean-Louis Martinelli devient directeur en décembre 1993. Il met en place dès son arrivée une troupe d'acteurs permanents et associe des auteurs à l'activité de création. Aux côtés d'œuvres classiques, Jean-Louis Martinelli s'attache avant tout à faire vivre ou revivre des textes d'auteurs du XXe siècle : Bernard-Marie Koltès, Heiner Müller, Rainer Werner Fassbinder. D'importants travaux de rénovation du théâtre et de l'Ecole dont le principe était acquis depuis 1991, commencent en janvier 1996. Confiés à l'architecte Daniel Rubin, ces travaux s'achèveront à l'automne 1997. Pendant leur déroulement, l'Ecole, l'administration et les salles de spectacle déménagent. L'Ecole militaire de Strasbourg reçoit l'administration du théâtre et l'Ecole, tandis que deux halls de la foire du Wacken sont aménagés pour les spectacles des saisons 1995-1996 et 1996-1997. En octobre 1997 sont inaugurées la salle Bernard-Marie Koltès rénovée (élargissement du cadre de scène et réfection des dessous) et la salle Hubert Gignoux entièrement reconstruite (déplacée, elle devient une salle entièrement polyvalente susceptible d'accueillir des scénographies diversifiées). A l'automne 1999, le TNS organise et héberge le 8e Festival de l'Union des Théâtres de l'Europe (UTE).

Le 1er juillet 2000, Stéphane Braunschweig est nommé directeur du TNS pour cinq ans. Il définit à son entrée en fonction un projet artistique articulé autour de trois axes : le développement de la dimension internationale du TNS, l'installation d'une troupe permanente, le renforcement de la place de l'école au centre des activités du théâtre.

Bibliographie

Dictionnaire encyclopédique du théâtre, 2 vol., s.l.d. de Michel CORVIN, Bordas, 1995 ; Hubert GIGNOUX, Histoire d'une famille théâtrale. Edition de l'Aire / ANRAT, 1993.; Denis GONTARD, La Décentralisation théâtrale en France : 1895-1952, SEDES, 1973 ;. André GUNTHERT. Le voyage du T. N. S. (1975-1983). Paris : Solin, 1983 ; Jean-Claude MARREY. " Strasbourg, d'André Clavé à Michel Saint-Denis ", in La Décentralisation théâtrale, t.1. Le premier âge 1945-1958, s.l.d. de Robert ABIRACHED (Cahiers no 5). Actes Sud-Papiers, 1992 ; Jean-Pierre VINCENT. " Le Théâtre national de Strasbourg, laboratoire du théâtre public ", in La Décentralisation théâtrale, t. 1V. Le temps des incertitudes 1969-1981, s.l.d. de Robert ABIRACHED (Cahiers no 9). Actes Sud-Papiers, 1995.

Source : site du TNS.

Le Maillon-Théâtre Germain Muller

Source : Edith SAUREL, Enquête sur les publics de théâtre à Strasbourg durant la saison 1995 - 1996, Mémoire préparé dans le cadre de la Maîtrise d’Etudes Théâtrales, Université des Sciences Humaines de Strasbourg, septembre 1996.

A l’origine, le Maillon était un simple centre culturel pour le quartier. Puis il est devenu théâtre pour la ville de Strasbourg subventionné par la communauté et le ministère de la Culture. En 1994, le Maillon obtient un label de qualité du Ministère puisqu’il devient théâtre missionné.

Celui-ci se situe à l’extérieur de Strasbourg: à Hautepierre mais il est devenu le deuxième lieu théâtral important de Strasbourg après le TNS, c’est pourquoi nous l’avons choisi pour continuer nos enquêtes.

La pratique essentielle du Maillon est le théâtre mais celui-ci présente aussi de nombreux spectacles de danse et de chant.

Son appellation a changé en 1995 puisque le ‘’Maillon’’ est devenu ‘’Maillon-Théâtre Germain Muller’’, ceci en hommage à Germain Muller qui est mort la même année et connu en Alsace pour ses spectacles de cabaret, de dialecte...

Contrairement au TNS, le directeur du Maillon n’est pas un créateur.

Le Théâtre Jeune Public

Source : Edith SAUREL, Enquête sur les publics de théâtre à Strasbourg durant la saison 1995 - 1996, Mémoire préparé dans le cadre de la Maîtrise d’Etudes Théâtrales, Université des Sciences Humaines de Strasbourg, septembre 1996.

C’est en 1975 que la Maison des Arts et Loisirs (MAL) est créée. C’est alors un centre d’animation à vocation culturelle ayant comme président André POMARAT. Cette salle (ancien temple protestant) constitue actuellement la petite scène du Théâtre Jeune Public.

Le TJP, lui, ouvre ses portes en octobre 1982. Celui-ci se situe au coeur de Strasbourg dans un ancien cinéma réaménagé et c’est également monsieur POMARAT qui en est le directeur. Mais c’est en 1983 que la MAL-TJP commence véritablement sa saison. Ainsi la MAL-TJP possède une salle de 450 places et une salle de 200 places ayant les caractéristiques de se situer à deux endroits différents.

En 1984 la MAL-TJP prend l’appellation de Centre Dramatique Régional d’Alsace. Et, en 1989 celui-ci devient Théâtre Jeune Public- Strasbourg, Centre Dramatique National- Alsace. De plus la MAL devient TJP petite scène et le TJP devient TJP grande scène.

En 1991 a lieu l’inauguration du TJP qui devient un nouveau C.D.N.E.J d’Alsace ( Centre Dramatique National pour l’Enfance et la Jeunesse- région Alsace). Ainsi le TJP devenu Centre Dramatique National, est subventionné par l’Etat et la ville et se doit de donner priorité aux créations et aux coproductions.