samedi, 31 mai 2008
CADAVRES EXQUIS au Kafteur
De et avec Jean-Luc Falbriard, Etienne Bayart et David Lopez.
Du 22 au 31 Mai à 20h30. La dernière ce soir...
A recommander !!!
Ces cadavres exquis sont une bonne manière de rire de la mort dans tous ces états, avant qu’elle ne se rie de nous ! Humour visuel, humour noir, humour absurde, gags burlesques, toute une gamme de registres de jeu pour côtoyer la grande faucheuse et se moquer d’elle. Portes qui grincent, cris d’horreur, lames qui brillent sous la pleine lune, découvertes macabres… Toute la panoplie d’artifices lugubres est déployée, les clichés sont malmenés pour vous entraîner dans des situations inattendues. Mais c’est promis l’expression « à mourir de rire » reste utilisée au figuré. Un spectacle quasiment sans parole, truffé de quelques véritables « Brèves de comptoir » morbides.
Le cadavre exquis est un jeu collectif inventé par les surréalistes vers 1925. Voici la définition qu'en donne le Dictionnaire abrégé du surréalisme : « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes.» L'exemple devenu classique, qui a donné son nom au jeu, tient dans la première phrase obtenue de cette manière : « Le cadavre - exquis - boira - le vin - nouveau ». L'ordre syntaxique: nom-adjectif-verbe-COD-adjectif doit être respecté pour que la phrase soit grammaticalement correcte.
Il fut inventé dans la maison du 54 rue du Château où habitaient Marcel Duhamel, Jacques Prévert et Yves Tanguy. Il n'était au départ qu'une activité ludique, selon André Breton : « Bien que, par mesure de défense, parfois, cette activité ait été dite, par nous, "expérimentale", nous y cherchions avant tout le divertissement. Ce que nous avons pu y découvrir d'enrichissant sous le rapport de la connaissance n'est venu qu'ensuite. » (Médium n° 2, 1954)
La révolution surréaliste - Cadavres exquis (1927) Extraits :
L'amour ornera le peuple.
Les femmes blessées faussent la guillotine aux cheveux blonds.
La colombe des branches contamine la pierre lamartinienne.
L'hippogriffe frisé poursuit la biche noire.
La grève des étoiles corrige la maison sans sucre.
Le mille-pattes amoureux et frêle rivalise de méchanceté avec le cortège languissant.
La vapeur ailée séduit l'oiseau fermé à clé.
L'arbre majestueux fait calmement une pendule majestueuse.
la guerre ornera les derniers soupirs de l'homme.
Et la fin du spectacle, anachronique...
Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie
Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par-dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
À jamais perdu pour moi
Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie
Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie
La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée
Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie
Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie
QUE C'EST BEAU LA VIE, Paroles: Claude Delecluse et Michelle Senlis, musique: Jean Ferrat, inspiration : Das Leben ist schön.
Du 22 au 31 Mai à 20h30. La dernière ce soir...
A recommander !!!
Ces cadavres exquis sont une bonne manière de rire de la mort dans tous ces états, avant qu’elle ne se rie de nous ! Humour visuel, humour noir, humour absurde, gags burlesques, toute une gamme de registres de jeu pour côtoyer la grande faucheuse et se moquer d’elle. Portes qui grincent, cris d’horreur, lames qui brillent sous la pleine lune, découvertes macabres… Toute la panoplie d’artifices lugubres est déployée, les clichés sont malmenés pour vous entraîner dans des situations inattendues. Mais c’est promis l’expression « à mourir de rire » reste utilisée au figuré. Un spectacle quasiment sans parole, truffé de quelques véritables « Brèves de comptoir » morbides.
Le cadavre exquis est un jeu collectif inventé par les surréalistes vers 1925. Voici la définition qu'en donne le Dictionnaire abrégé du surréalisme : « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes.» L'exemple devenu classique, qui a donné son nom au jeu, tient dans la première phrase obtenue de cette manière : « Le cadavre - exquis - boira - le vin - nouveau ». L'ordre syntaxique: nom-adjectif-verbe-COD-adjectif doit être respecté pour que la phrase soit grammaticalement correcte.
Il fut inventé dans la maison du 54 rue du Château où habitaient Marcel Duhamel, Jacques Prévert et Yves Tanguy. Il n'était au départ qu'une activité ludique, selon André Breton : « Bien que, par mesure de défense, parfois, cette activité ait été dite, par nous, "expérimentale", nous y cherchions avant tout le divertissement. Ce que nous avons pu y découvrir d'enrichissant sous le rapport de la connaissance n'est venu qu'ensuite. » (Médium n° 2, 1954)
La révolution surréaliste - Cadavres exquis (1927) Extraits :
L'amour ornera le peuple.
Les femmes blessées faussent la guillotine aux cheveux blonds.
La colombe des branches contamine la pierre lamartinienne.
L'hippogriffe frisé poursuit la biche noire.
La grève des étoiles corrige la maison sans sucre.
Le mille-pattes amoureux et frêle rivalise de méchanceté avec le cortège languissant.
La vapeur ailée séduit l'oiseau fermé à clé.
L'arbre majestueux fait calmement une pendule majestueuse.
la guerre ornera les derniers soupirs de l'homme.
Et la fin du spectacle, anachronique...
Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie
Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par-dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
À jamais perdu pour moi
Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie
Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie
La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée
Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie
Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie
QUE C'EST BEAU LA VIE, Paroles: Claude Delecluse et Michelle Senlis, musique: Jean Ferrat, inspiration : Das Leben ist schön.
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